Formation Internationale en Entrepreneuriat Culturel – l’Institut Kôrè des Arts et Métiers (Mali) a formé 25 entrepreneurs culturels venus de la sous région: Togo, Bénin, Burkina Faso, Mali

Ségou, la cité des Balazans (centre du Mali) est un véritable carrefour des cultures africaines et principalement l’un des greniers des richesses patrimoniales de l’empire Bambara.

Ségou a le privilège d’abriter le « Festival sur le Niger » et aussi le prestigieux centre Culturel Kôrè, qui est dédié au développement de l’art, de la culture, mais aussi à la recherche et à la production.

Au sein du Centre Culturel Kôrè se trouve l’Institut Kôrè des Arts et Métiers (IKAM). Son objectif principal est de permettre aux artistes et acteurs culturels de se perfectionner dans leurs arts de façon qualitative, à travers une nouvelle approche de l’enseignement de l’art basée sur les pratiques et les expériences. L’IKAM initie des formations dont la méthodologie est basée sur une ingénieuse façon de dispenser les formations, sous forme d’assistance et d’appui-conseil dans une dynamique de perfectionnement au quotidien.

L’IKAM intervient spécialement dans la formation en entrepreneuriat culturel ; c’est un site par excellence qui offre une orientation professionnelle, de spécialisation et globalement l’organisation et la gestion de la notion culturelle dans les domaines de la musique, la danse et les arts visuels.

C’est dans l’optique et la dynamique de ces formations que l’IKAM a organisé du 13 au 16 Avril 2017, une Formation Internationale sur l’Entrepreneuriat Culturel. Cette formation qui s’est déroulé à la fondation Festival sur le Niger a vu la participation de plus de 25 participants venus du Togo, du Bénin, du Burkina et du Mali. Ce fut un cadre privilégié de partage d’expériences entre les experts de l’entrepreneuriat culturel et les participants ouest africains avec des profils assez diversifiés dans le domaine de a culture. Les modules de formation ont porté entre autres sur l’Entrepreneuriat Maaya, le management culturel et le multimédia appliqué aux arts.

IMG_5279

Il s’avère important de s’appesantir sur le concept de l’Entrepreneuriat Maaya du fait qu’il revêt une double casquette : innovation et africanité. En effet ; l’Entrepreneuriat Maaya est un entrepreneuriat culturel innovant et durable qui vise le partage de Valeurs d’humanismes (Maaya) appliquées à l’entreprise avec des entrepreneurs du Mali et d’ailleurs.

Pour cette formation, l’IKAM a fait appel à des experts tels que Luc Mayitoukou (Congo / sénégal) ; Maria Segala (Danemark) et Mamou Daffé (Mali).

La formation s’est terminé par un concept dénommé le « patriarche ». Il a permis de rassembler les participants autour des anciens et professionnels tels que le Monument culturel Mamou Daffé, citoyen d’honneur de la ville de Ségou, Chevalier de l’Ordre National du Mali, Directeur du Festival sur le Niger, Directeur du Centre Culturel kôrè, Président du réseau Arterial Network, Responsable du Fond Maaya (Mali) ; Hama Goro, Directeur du Centre Soleil d’Afrique (Mali) ; Luc Mayitoukou, Ingénieur culturel, Spécialiste événementiel, Responsable de l’association Zhul (Sénégal). Ces derniers ont partagé avec sincérité et dans un esprit de fraternité, leurs expériences personnelles et professionnelles avec leurs jeunes frères et sœurs qui ont reçu avec grand intérêt des conseils utiles pour entreprendre et réussir dans la culture.

2017-04-22_03.38.53

Après la remise des certificats aux participants, Mamou Daffé a convié les participants et formateurs à une soirée culturelle dinatoire à la fin de la session du patriarche. Les participants sont repartis chacun dans son pays et sa ville avec une satisfaction et l’envie énorme de se retrouver à la prochaine formation et toujours avec le même plaisir.

Evan N. Gnandi

2 plusieurs commentaires

  1. Ce fut également une occasion pour nous participants de créer le réseau des maaya entrepreneurs. A bientôt pour la formation des maaya entrepreneurs au Burkina Faso

  2. Cette formation a été le lieu pour moi de me connaitre moi-même. Le Maaya est une valeur que nous avons peut être dans le fleuve Niger. Il correspond parfaitement aux valeurs que nous enseigne le waldé à Gabero. Vivement une prochaine édition. Quelle pédagogie!!

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*